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Le premier emploi occupé par un jeune docteur est pour près de deux tiers de la population (61%) un emploi à durée déterminée; il correspond le plus souvent à la suite la plus fréquente du parcours du docteur, et comprend les positions postdoctorales et les postes d’attachés temporaires d’enseignement et de recherche (ATER ).
55% ont déjà eu des petits boulots pendant les études, 32% avaient un emploi régulier pendant leurs études et 41% ont effectué au moins un stage). Leur insertion dans le monde professionnel est également influencée par le calendrier universitaire et les concours de recrutement.
Après les post-doc : Le taux de chômage à trois ans des docteurs de 2003 est assez élevé (11%) mais les salaires ont progressé. Dans ce contexte, certaines disciplines arrivent à obtenir de bons résultats (Mathématiques, Physique). Les docteurs travaillant dans le secteurs public représentent plus des deux tiers des primo sortants 2003 et les disciplines de Lettres et Sciences Humaines voient 84% de leurs effectifs s’insérer dans le public.
Les contrats de travail se répartissent de la manière suivante : 37% de fonctionnaires, 36% de CDI et 24% de CDD. On observe également que 64% des jeunes docteurs travaillent dans le secteur public. La part des emplois à durée déterminée chez les jeunes docteurs est largement supérieure à celle de la population totale, près du quart des jeunes docteurs est concerné par cette situation et cette proportion est restée la même depuis 2004.
La répartition par discipline est peu différente par rapport aux docteurs de 2001, les Sciences exactes malgré une diminution de la proportion en Chimie et Mathématiques, Physique (respectivement 59% et 51% pour les docteurs 2001) restent les plus représentées et les docteurs de Droit, Sciences Économiques, gestion et Lettres Sciences Humaines sont moins de 15% à avoir effectué un stage post doctoral.
L’insertion professionnelle à trois ans diffère selon la discipline d’appartenance du docteur, ainsi, le groupe ‘Lettres, Sciences Humaines’ a vu son taux de chômage baisser de sept points entre 2004 et 2006 et la proportion d’emploi à durée limitée parmi les docteurs de ses disciplines s’est réduite de trois points pour atteindre 19% en 2006. Ce groupe semble se démarquer des tendances générales puisqu’il est le seul qui a vu son taux de chômage baisser de dix points depuis 2001 de manière concomitante à une baisse de dix points de son taux d’emplois à durée limitée.
Les disciplines les plus touchées par le chômage sont la chimie et les Sciences de la Vie et de la Terre avec 13% de chômeurs en 2006. De même, les Sciences de la Vie et de la Terre sont les plus concernées par les emplois à durée limitée qui représentent 38% de leurs effectifs. Les Sciences de l’ingénieur et les disciplines liées aux mathématiques et à la physique continuent de bénéficier de conditions d’insertion relativement bonnes mais le taux de chômage dans le groupe des Sciences de l’ingénieur a tout de même augmenté de trois points, se rapprochant des 10%.
44% des docteurs ne travaillent ni dans la recherche publique ni dans la recherche privée (ils étaient 34% en 2004).